Politique

RDC : le ministère de l’Économie numérique lance la formation de 580 agents et cadres de l’État.

Le ministère de l’Économie numérique mise sur le renforcement des compétences de ses agents pour accélérer la modernisation de l’administration publique. Une première vague de 580 agents et cadres a entamé, ce lundi à l’INPES, ex-IEM, une session de formation consacrée aux compétences administratives, juridiques et techniques liées au numérique.

Ouverte par le Secrétaire général à l’Économie numérique, cette formation de cinq jours, prévue du 24 au 28 août 2026, vise à renforcer le capital humain nécessaire à la mise en œuvre de la transformation numérique en République démocratique du Congo. Renforcer les compétences pour moderniser l’ÉtatPour le Secrétaire général, la transformation numérique engagée par la RDC ne peut être durable sans une administration disposant de compétences adaptées aux nouveaux enjeux. Cette orientation s’inscrit notamment dans le cadre de l’Ordonnance n° 21/012 du 12 avril 2021, qui fait du numérique un levier d’intégration nationale, de bonne gouvernance et de croissance économique. Elle s’inscrit également dans la continuité du Plan national du numérique 2026-2030 (PNN2).

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Ce programme prévoit un investissement public d’un milliard de dollars sur cinq ans, auxquels s’ajoutent plus de 500 millions de dollars d’appuis extérieurs déjà mobilisés. Malgré ces efforts, la RDC reste classée au 179ᵉ rang sur 193 pays dans l’indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies. La formation des agents apparaît ainsi comme l’un des moyens de renforcer les capacités de l’administration et de réduire progressivement ce retard. Le programme part également d’un constat dressé par le Secrétaire général sur plusieurs difficultés auxquelles les agents sont confrontés.

Il s’agit notamment de la connaissance insuffisante des textes encadrant la carrière des agents publics, du régime disciplinaire et du code d’éthique. Des lacunes ont également été relevées dans la déontologie professionnelle et la rédaction des documents administratifs. La maîtrise des outils informatiques de base constitue un autre besoin identifié. Le programme prévoit par ailleurs de renforcer les compétences dans le domaine de la fiscalité propre au secteur numérique.

Des Inspecteurs Contrôleurs Fiscaux et des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) à compétence restreinte doivent notamment être formés dans le but de contribuer à une meilleure mobilisation des recettes non fiscales du secteur. Le premier concerne le socle administratif et juridique. Il porte notamment sur le Statut de l’Agent public de l’État, le Code de bonne conduite, les techniques de rédaction administrative ainsi que la formation des agents appelés à exercer des fonctions de contrôle. Le second axe est consacré aux métiers et technologies du numérique. Les participants abordent notamment l’économie numérique, le commerce électronique, l’intelligence artificielle, le management agile, la cybersécurité, la protection des données à caractère personnel, la blockchain et les infrastructures de confiance.

À l’ouverture des travaux, le Secrétaire général a appelé les directeurs-chefs de service, chefs de division et autres participants à faire preuve d’assiduité et de ponctualité.Les sessions se déroulent de 8h00 à 16h00, avec une attention particulière accordée aux exercices pratiques. Pour les responsables de l’administration, les investissements consacrés à la modernisation doivent désormais se traduire par une amélioration concrète de la qualité des services publics. Organisée par le ministère de l’Économie numérique, en collaboration avec le ministère de la Fonction publique et l’ARPTC, cette première session constitue ainsi une étape dans la professionnalisation des agents du secteur.

À travers cette initiative, les autorités veulent faire du renforcement des capacités un instrument de modernisation de l’administration, avec l’ambition de disposer progressivement d’un personnel public plus compétent, plus éthique et mieux préparé aux exigences de l’économie numérique.

La rédaction

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